Souterrain des « 1000 marches »

Vauban avait envisagé de faire ce souterrain qui passerait sous la têt mais ce projet n’aboutira pas, faute de finances.

Deux cents ans après, Napoléon III ordonne après plus de vingt ans d’études et de projets –car ce château doit être considéré et traité comme citadelle- la construction d’une tour, puis d’une lunette à mi-coteau du château et de la cité.

En définitive, il fera établir une batterie qui est un groupe de cinq casemates à parapets en terre destinées à donner des feux sur les trois avenues menant à Villefranche. Les travaux sont confiés à l’entreprise Estève qui emploiera 250 personnes, ils débutent par la communication souterraine en partant du Fort en 1850 ; en dernier ressort on joindra la batterie intermédiaire au village en 1853.

« Il était envisagé de passer sous le lit de la Têt mais les travaux seraient dispendieux . Il est préférable d’établir une communication par le bastion de la boucherie en traversant le pont ST Pierre que l’on pourra recouvrir d’un bastingage ou d’un toit s’il est nécessaire et entrant par le réduit du pont St Pierre dans une galerie souterraine…celle-ci devra être crevée aussitôt après la retraite des derniers défenseurs de la ville ».

Le souterrain dit « des milles marches » n’en compte en fait que 734. Il sera taillé à 70% dans une roche très friable et compte tenu du terrain accidenté on dénombrera beaucoup de morts parmi les ouvriers (22 sont relevés ; le Comité des fortification ayant refusé d’indemniser les veuves car leurs maris étaient morts suite à des fautes professionnelles).