Une des geôles souterraines du château a eu comme pensionnaires huit femmes dont les plus connues furent Anne Guesdon et La Chapelain. La première, femme de chambre de la marquise de Brinvilliers mourra en 1717 après 36 ans de captivité ; la seconde, femme à tout faire et entremetteuse passera 43 ans en ces murs.
Dans les « coulisses » de la Cour de Louis XIV, des troubles affaires d'empoisonnement, de magies, sacrifices rituels d'enfants ont cours. Une vaste enquête policière menée par le Lieutenant Général de Police La Reynie va découvrir le « pot aux roses ». De grands noms de la cours sont impliqués dont la Marquise de Montespan, favorite du roi. Quand celui-ci apprendra tout ce qui se trame autour de lui (afin que son honneur ne soit pas bafoué vis à vis des autres rois d'Europe), il supprimera la chambre Ardente (tribunal) en 1682 et fera transporter par lettres de cachet en différentes forteresses les plus sûres du royaume tous ces « prisonniers retenue » dont la raison d'Etat empêche le jugement.
Les femmes les plus scélérates furent la Marquise de Brinvilliers et La Voisin qui expièrent leurs châtiments en étant brûlées Place de Grèves à Paris.
• Fort
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Le Premier Niveau
A ce niveau s'élevait la caserne des officiers [1]
, il n'en reste que la partie basse, (la chapelle et la crypte) et sous la dalle de la cour d'honneur, les réserves à vivre. Le clocheton, copie d'architecture romane, construit en 1930 est la partie la plus récente du château.
Le chemin de ronde
est bordé de magnifiques balustres en fer forgé catalan. Le minerai extrait du Canigou et travaillé selon le procédé de la forge catalane avait la réputation d'être très malléable et de très peu rouiller. Après 3 siècles d'existence et jamais de peinture, il est en effet resté dans un état exceptionnel…
La construction de la muraille
avec la pierre que l'on trouve sur place contient beaucoup de marbre rose, abondant dans le massif calcaire de Belloc où est adossé la château. Le haut de cette muraille est lui en briques, car dans ce matériau tendre la balle ennemie va s'écraser et non pas ricocher, offrant ainsi une meilleure protection aux soldats postés aux meurtrières.
Les échauguettes [2]
(postes de garde en saillie sur la forteresse) sont placée à chaque pointe de la construction limitant ainsi les angles morts. D'un simple coup d'œil on passe de la vallée de Prades à celle de Vernet, ou bien encore de la Cerdagne à la vue sur la cité tout en bas.